CAFE PHILO LABORATOIRE D'IDEES CAFE SLATKINE

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COMPTE RENDU DE NOS DEUX DERNIERS  CAFES PHILO

Notre  Blog du Mois de Mars et le thème :  QUAND LES MÉDIAS REEDUQUENT LES LYCEENS  OU DES JOURNALISTES EN MISSION DANS LES BANLIEUES OU LES CAMPAGNES, un article de Sophie Eustache du Monde Diplomatique que nous avons soumis en ce mois de mars à notre analyse de notre Café Philo Laboratoire d'Idées.

un thème intéressant en complément à notre dernier Café Philo du dernier Mardi de Février au Café Slatkine, nous avons accueilli Leyla Tatzberg, institutrice et écrivaine qui nous a présenté en tant qu'invitée un sujet qui oriente sa thèse " le Changement en Éducation, comment, quel sens ?  Or, qui dit changement, dit adaptation, résistance, découvertes, encadrement, si l'encadrement est nécessaire, il ne doit pas intervenir pour formater, mais pour donner des repères et permettre l'épanouissement des enfants, non pas dans la compétition mais dans la réussite de leurs capacités individuelles. Leur apprendre à savoir s'organiser, à se responsabiliser dans la liberté et le respect de l'autre, apprendre à exister ensemble avec leurs différences et échanger pour le bien de tous. Voilà, un programme adapté à notre époque. Il s'agit de poser la question:   QUELLE SOCIÉTÉ  ON VEUT ?

La discussion entre les participants fut animée, car il y avait des partisans de l'ancienne méthode autoritaire où le Maître prétend tout savoir et veut l'inculquer à tout prix et ceux des nouvelles méthodes qui ne confondent pas liberté, créativité avec laisser faire n'importe quoi. Nous espérons que cet échange fructueux a permis d'ouvrir les esprits au changement qui a du sens pour le développement de nos jeunes face au monde qui les attend.Pour compléter et élargir cette approche nous avons choisi expressément cet article du Monde Diplomatique de Février pour Café Philo-Diplo qui porte justement sur le rôle des Médias en Éducation: leur rééducation.

En effet les Médias ( journaux, télévision, réseaux sociaux ou dits tels) n'ont jamais eu autant d'impact qu'a en lisant un article du journal du jour, à discuter ensemble et à expliquer la teneur du sus-dit article en aujourd'hui chez les jeunes surtout si l'approche critique des journaux existe depuis longtemps ( je me réfère disait une intervenante à ma fille qui a 53 ans, mais à l'époque en avait 12, et dont l'instituteur, peut-être un des rares à l'époque, commençait la journée de classe en lisant le journal du jour, à discuter ensemble et à expliquer la teneur du sus-dit article en fonction aussi de l'actualité. Cette éducation en recul critique face à l'information auprès des jeunes adolescents de l'époque était salutaire)

Aujourd'hui.l'article de Sophie Eustache nous dit que cela ne suffit plus par devant le plétorisme d'informations parfois contradictoires des " fakes -news ", les jeunes s'engouffrent dans une voie ou ils ne s'intéressent plus à l'information ou alors, disent-ils, ils ont perdu confiance dans les médias et curieusement dans leur valeur morale, ce qui est étonnant et rafraîchissant  de la part des jeunes, qui prennent au sérieux les mots et les dessins, peut-être trop au premier degré, sans distanciation avec l'écrit, les médias devraient penser avant d'agir, de choisir, de réfléchir à quel terrain sensible ils s'adressent.

Deux exemples que la journaliste  cite à propos du tragique événement de CHARLIE HEBDO et de l'humour particulier de ce média montent et démontrent que la réponse d'un jeune de 15 ans et d'autres ailleurs se situe au niveau moral et éthique " faire rire oui mais pas blesser " . C'est sain. Si tout acte violent, physique  doit être puni, condamné, une parole ou un dessin trop blessant ne sont pas de mise ou alors il faut assumer les réactions. Cette attitude des jeunes qui peut apparaître fort naïve pour certains adeptes d'une liberté d'expression à tout crin, est somme toute très mûre et très saine et si on veut rester en dialogue d'intelligence et avoir un réel effet, personne ne mérite de mourir mais personne ne doit accepter d'être outrageusement humilié et humiliation a des variantes culturelles

C’est à la suite de cet événement nous dit l'article qu'il a été mis en place par des journalistes un programme " interclasse" pour expliquer aux jeunes la notion de liberté d'expression. On peut se demander si les journalistes cités par cet article ont compris le sens de l’Ethnique qui est au dessus de la Morale.

Cette démarche " interclasse *est intéressante, mais encore faudrait-il que la notion de " valeurs de la République " ne soit pas biaisée et ne pas stigmatiser les jeunes des " banlieues populaires " par une vision politique dogmatique de part soi-disant de gauche qui tout étonné, ajoute la journaliste du MD ne comprend pas que les jeunes accordent plus d'importance au mot fraternité qu'à la liberté, l'égalité et la Laïcité.

Un des participants fait observer que la devise française initiale voulue par les Révolutionnaires était LIBERTÉ, FRATERNITE, ÉGALITÉ OU LA MORT,ce dernier mot a été supprimer poar la suite, mais apparemment cela est resté inscrit culturellement dans la mentalité de notre pays voisin.

Certains journalistes pourraient s'interroger sur leur structure de représentation avant de vouloir formater des jeunes à leurs idéaux " Éducation à la Citoyenneté " oui mais dans le respect de chacun pour une intégration bien vécue et non pas une assimilation réductrice, dangereuse et destructrice. Avant que les médias rééduquent les lycéens, ne devraient-ils pas commencer par s'interroger sur leur propre Éthique,

L'article n'aurait-il pas dû s'intituler Les Médias en rééducation ???

ATTENTION A NOS AMIS DU CAFÉ PHILO LABORATOIRE DIDEES   -    consécutivement A lipidémie ET A FERMETURE DE NOS LIEUX DE BASE SOIT  LE DEUXIÈME MARDI DU MOIS A LA MAISON DES ASSOCIATIONS  - SALLE DU MD ET LE DENIER MARDI AU CAFÉ SLATKINE, NOUS VOUS DONNONS RENDEZ-VOUS EXPÉRIENCE SUR NOTRE NOUVELLE PLATEFORME FORUM Dès AUJOURD'HUI SOUS https:// denis-gardon.forumactif,com/ oû vous pourrez réagir et intervenir par vos commentaires sur le thème prévu du mois : L'APPELLATION DES RUES EST-ELLE UN ESPACE MENTAL QUI DONNE SENS A SON LIEU DE VIE ?

Une manière de réagir sur le virus moins mortel qu'est la féminisation des rues et qui ne tient pas compte de la mémoire de la Cité de Genève. Oui la Poésie a aussi des droits de résistance à l'oubli.

A bientôt sur notre plateforme - forum et nous nous retrouverons ici sur celui de TG pour le compte rendu de cette expérience.                                                     DENIS GARDON

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